« Mon président était noir » : La présidence d’Obama, la question noire et la « suprématie blanche » aux USA

Dans son numéro de janvier/février 2017, le magazine américain The Atlantic a publié un excellent essai de Ta-Nehisi Coates titré « My president was black ». L’auteur de « La colère noire » y dresse un bilan des deux mandats de Barack Obama sous le prisme historique de la question noire et du racisme aux USA.

Voici, ci-dessous, quelques idées majeures qui vous permettent de saisir le point de vue Ta-Nehisi Coates.

« Obama correspondait à une croyance d’une innocence – d’une innocence blanche en particulier – qui attribuait les erreurs historiques du pays plus à l’incompréhension et au travail d’une petite clique qu’à une quelconque malveillance délibérée ou un racisme à grande échelle. « Oui, l’Amérique est un grand et un bon pays ».

Pour renforcer le rêve de la majorité, on efface le cauchemar enduré par la minorité. C’est la tradition à laquelle appartenait le petit maigrichon avec un drôle de nom qui allait devenir président. C’est aussi la seule tradition en existence qui pouvait mettre un Noir à la Maison Blanche. L’adhésion d’Obama à cette idée d’innocence blanche était manifestement nécessaire en termes de survie politique. D’ailleurs, à chaque fois qu’il a tenté de s’écarter de cette ligne, il a été remis à sa place.

Un président noir sera toujours une contradiction pour un quelconque gouvernement qui, tout au long de son histoire, a opprimé les noirs.

Ce que Obama a été capable d’offrir à l’Amérique blanche, c’est quelque chose que très peu de noirs auraient pu, c’est à dire la confiance. La vaste majorité d’entre nous a été trop blessée et martyrisée pour ne serait-ce qu’envisager une telle proposition.

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