« Prenez-vous en charge »: Les Congolais face à leur destin

Dans un article, titré « Prenez-vous en charge, dixit Etienne Tshisekedi », l’abbé et auteur Jean-Pierre Mbelu revient, à travers le parcours politique d’Etienne Tshisekedi, sur la question de la responsabilité citoyenne des Congolais et la nécessité de la re-création et/ou la réouverture de l’espace public aux débats d’idées suffisamment « dépersonnalisés » pour réinventer le Congo.

Voici quelques idées majeures tirées de cet article.

Sur la nécessité de nous prendre en charge:

Il n’est pas compréhensible que plus de cinq décennies après notre « indépendance formelle » que nous nous complaisions, pour plusieurs d’entre nous, dans le rôle d’enfants paternés ou maternés, fiers d’être photographiés aux côtés de nos parrains et « maîtres »… Nous prendre en charge, c’est rompre en conscience avec « la soumission au second degré », comme dirait Mufoncol Tshiyoyo, créer des alliances durables avec nos intellectuels organiques et structurants pour être, au cœur des masses congolaises, les éveilleurs de La Nouvelle Conscience Congolaise. Il y a va d’un choix de responsabilité citoyenne. La re-création et/ou la réouverture de l’espace public aux débats d’idées suffisamment « dépersonnalisés » est indispensable à cette Nouvelle Conscience. En attendant, nous faisons du « bouche à l’oreille » et mettons à profit les réseaux sociaux.

Sur Etienne Tshisekedi, la guerre au Congo et l’athéisme social:

Le Congo-Kinshasa, transformé en »une prison à ciel ouvert », depuis cette guerre raciste et de prédation sous-traitée par le Tutsi Power et ses complices congolais a pu avoir besoin de quelques »athées sociaux », capables de nommer le chat par son nom. La relégation d’ Etienne Tshisekedi dans son village natal sous le régime de Mzee Laurent-Désiré Kabila fut lié à son »athéisme social ». Au moment où plusieurs d’entre nous croyaient vivre sous un gouvernement des »libérateurs », il fut l’un des rares Congolais à demander à »son frère » de payer »les voisins » pour les services rendus et de leur demander de rentrer chez eux. Cette demande lui ayant coûté la relégation sera exécutée tardivement vers la fin du mois de juillet et au début du mois d’août 1998.

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